Fascinante rencontre avec les Himbas et leur chef Kapika
Découverte d’Opuwo, capitale du Kaokoland
J12: de Sesfontaine à Opuwo, installation au Opuwo country camp



Premier contact avec un village himba
j13: Opuwo, Omuhonga, Omuramba






Parmi les ornements et bijoux, l’«errembe» petit chapeau en peau de chèvre, bracelets de cuivre, colliers et l’«ohumba», un coquillage blanc, symbole de fertilité, porté entre les seins. Tout cela est très codifié et renseigne sur la situation matrimoniale.

Les repas sont préparés dans une grande marmite, sur un foyer dehors, pour l’ensemble du village. La base de l’alimentation est une sorte de polenta à base de farine de maïs blanc préparée par les femmes tandis que les hommes s’occupent de griller la viande, quand il y en a ce qui n’est pas fréquent. Ils font deux repas par jour, le matin et le soir. Les garde-manger sont en hauteur pour éviter le pillage par les animaux.
Nous nous approchons d’un groupe de femmes en pleins travaux de coiffure. Une femme himba nettoie à la cendre les cheveux d’une jeune fille, cela n’a pas l’air très agréable! Plus loin, l’épouse du chef trait une vache, dont le petit veau tète encore. Tout en trayant, elle doit sans arrêt l’éloigner à coups de bâton. Elle tire à grand-peine un litre de lait.

Au final, ils sont une trentaine. Ils improvisent danses et chants, rythmique des pieds et des mains. À tour de rôle, chacun s’avance et devant les autres exécute une danse solo plus sophistiquée. Certains excellent à ce petit jeu. Ils sont pris dans leur truc et ne s’occupent pas de nous. Vers 21h30, un des petits qui s’est donné à fond n’en peut plus, il titube devant moi. Je le prends sur mes genoux et 5min plus tard, il est endormi. Je ne sais pas où est la maman, mais elle ne s’en soucie guère. Au bout d’un moment, un grand vient le chercher pour l’emmener dans sa case. Nos lampes s’affaiblissent, puis s’éteignent, mais cela ne les gêne pas du tout, car ils ont l’habitude de l’obscurité. Gilles et Odile, suivi par Guy ont déserté vers les tentes. On ne veut pas partir comme des voleurs, mais Patrick dit que cela peut durer toute la nuit!!! Alors nous demandons à Paulus de traduire nos remerciements pour leur spectacle et partons également nous coucher. Cela dure encore une partie de la nuit avant que le désert ne retrouve sa sérénité.
