La skeleton coast et la rivière Hoanib
Une vue aérienne à couper le souffle…
J8: Swakopmund, la skeleton coast et le désert du Namib en avion
Aujourd’hui, nous avons environ 2h30 de piste jusqu’à Swakopmund. Avant de partir, Patrick refait une petite séance photo des roches «gruyère», de Bloedkoppe et des Aloés dichotoma sous la belle lumière rasante du matin. Dès le départ nous observons des zèbres, des springboks, puis des girafes au loin. Nous faisons un premier arrêt au niveau d’un canyon, puis un peu plus loin pour les Welwitschias mirabilis, plantes endémiques des déserts de Namibie, qui sont en nombre au bord de la route. 
Plus on s’approche de Swakopmund et de la côte Atlantique, plus c’est brumeux. Cela fait drôle de voir cette pluie fine tomber après 10 jours de grand ciel bleu. Heureusement, cela ne dure pas et vers 11h, le soleil refait son apparition, mais le vent est plutôt frais.

Nous sommes 5 par appareil et au moins 4 ou 5 avions à décoller en même temps pour une durée de 2h20. Nous allons plein est survoler la Kuiseb river et ses canyons avant de filer plein sud vers les dunes de Sossusvlei, puis remonter le long de la côte atlantique pour admirer le spectacle des dunes qui plongent dans les vagues et apercevoir quelques-unes des épaves échouées sur cette fameuse Skeleton Coast. C’est 
Cape Cross, que d’eau tarie!
J9: Skeleton Coast, Cape Cross et sa colonie d’otaries, Palmwag camp
Au lever, il bruine de nouveau, quelle ville! Nous sommes donc contents de quitter Swakopmund et son voile de brume. Nous prenons la piste C34 qui longe l’océan jusqu’à Torra Bay, soit 300km. Cette piste est d’une monotonie à s’endormir. Nous apercevons quelques pêcheurs qui accrochent leur canne à pêche sur la calandre avant du 4×4. Ça, c’est du sport! 

Un incident n’arrive jamais seul, Patrick s’arrête à nouveau, car une roue de la remorque semble bloquée. C’est la barre de suspension qui s’est déplacée et les 2 roues de la remorque ne sont plus en face. Patrick se glisse sous la remorque, inspecte, dévisse, met une pierre pour bloquer la roue puis recule avec le véhicule pour faire revenir la barre en place. Après quelques essais et erreurs, cela semble OK, les vis sont remises et nous voilà repartis, mais pas pour longtemps… Jamais 2 sans 3, nous avons parcouru 5km et le même problème se reproduit. 
Nous passons un village, puis prenons la direction de Palmwag camp site, situé à 1000m d’altitude. Les tentes sont sorties, mais le sac de piquets et arceaux de la tente n°9 n’est pas là. C’est la nôtre ! Après vérification de tous les sacs et de la remorque, pas de piquets… Patrick craint de les avoir laissés à Swakopmund quand ils ont nettoyé le véhicule. Nous nous mettons sous un arbre bas et avec différentes sangles et ficelles nous accrochons la tente aux branches. Ma foi, ce n’est pas trop mal! Au moment où nous terminons, Paulus sort le sac de piquets n° 9 d’on ne sait où!!! Nous allons dormir comme cela, demain il fera jour pour défaire la toile d’araignée! Avant le lever de la lune, il y a un très beau ciel étoilé. Nous tentons de découvrir de nouvelles constellations. Des hyènes crient au loin. Ambiance!
Bienvenue dans le Damaraland
J10: Camp de Khowarib, gorges de Khowarib
Nous profitons d’un lodge tout proche où il est possible de faire réparer la remorque et le pneu. Le temps de cette réparation, Patrick nous propose de faire une rando d’1h30 sur un sentier aménagé par le lodge. Un panneau indique de ne pas s’aventurer seul, car il peut y avoir des éléphants et des lions. Pas de chance, ou de la chance peut-êt
Au bout d’un moment, la rivière se tarit, ce qui permet de la traverser pour rejoindre l’autre rive. Il y a là un très bel acacia plusieurs fois centenaire. Suivent quelques arbustes, mi-végétaux mi-animaux, avec leurs racines sorties de terre ressemblant à des mandibules. Après une bonne douche, les bières fraîches en apéro et toujours un bon plat préparé par Paulus, nous observons à nouveau le ciel et ses myriades d’étoiles et de constellations. Celles du Scorpion, du Sagittaire et du Capricorne n’ont plus aucun secret pour nous. Alors que la lune se lève vers 21h, nous, nous allons nous coucher. Il fait très chaud ce soir.
À la rencontre des éléphants du désert
J11: Sesfontaine, rivière Hoanib

Puis, ce sont 3 girafes qui s’approchent d’un point d’eau. À notre vue, elles hésitent, s’en approchent encore un peu, puis finalement s’en éloignent sans avoir bu. Nous ne les dérangeons pas plus et reprenons notre chemin ou plutôt notre piste très sablonneuse dans le lit de la rivière Hoanib. Nous apercevons un éléphant seul sous un arbre.


Éléphants, springboks, autruches…une vraie arche de Noë!
J12: Rivière Hoanib, retour à Sesfontaine

Un peu plus loin, on croise un camion aménagé et les gens dehors prenant leur petit déjeuner ; ils ont passé la nuit dans le lit de la rivière Hoanib alors que c’est formellement interdit. C’est dangereux notamment à cause des éléphants. Nous passons au niveau du point d’eau, mais là pas d’animaux. Puis nous dénichons trois autruches qui partent en courant. Elles courent à côté du 4×4 qui roule à 60km/h! Nous rejoignons Sesfontaine et faisons le plein de diésel qui a été livré entre-temps.





