Andringitra, « Terre des esprits »
Village du bout du monde…
Ambalavao, vallée de Namoly, Anfanotsy, début du trek dans le parc de l’Andringitra




Nous passons à travers différents villages, dont celui d’Anfanotsy où nous assistons au pilage du riz et du maïs par des enfants, dont l’une, très jeune, y met toute son énergie. Nous sommes même invités à essayer… Je ne suis pas du tout efficace. En effet, le mouvement fait participer tout le corps et pas seulement les bras, il faut du métier! Nous passons à côté de greniers à céréales ainsi que de gros ballots de paille sur pilotis. Le temps se couvre de plus en plus, nous avons même droit à la formation d’un bel arc en ciel. Nous faisons une boucle dans la forêt primaire du Korridor (bande de forêt de 180km de long sur une trentaine de large) qui s’étend depuis la réserve de Ranomafana jusqu’au Parc de l’Andringitra.
C’est la première forêt que nous traversons. Les chemins sont bien aménagés et entretenus par les guides, les porteurs et les agents du parc. Le repas du soir est toujours très bon: soupe de manioc, spaghetti au zébu et salade de fruits. Au coucher le ciel est étoilé, mais il fait plus frais.
Parc de l’Andringitra, c’est beau même sous la pluie!!!
Forêt primaire, Andringitra camp


Nous poursuivons le trek jusqu’au camp sous la pluie qui ne nous abandonnera pas de l’après-midi. Les guides nous font un feu sous un abri sommairement aménagé. Cela nous permet de nous réchauffer avant d’aller sous les tentes jusqu’à l’heure du repas.

Quelques gorgées de Toaka gasy et c’est parti. L’un des porteurs possède une mandoline fabriquée maison avec du bois de palissandre, et en guise de cordes des câbles de frein de vélo fixés avec des punaises. Contre toute attente, un beau son sort de cet instrument pour le moins artisanal. Il est accompagné par les autres porteurs qui chantent et Fidi qui fait le DJ local. C’est sympa, mais nous ne tardons pas trop, car demain l’objectif est le pic Boby à 2658m, 2e point culminant de Madagascar.
La terre des esprits
trek au Pic Boby, plateau de Diavolana

Le vent et la pluie sont glacials. Nous redescendons rapidement, toujours accompagnés de cette humidité, et arrivons au camp vers 11h30 pour pique-niquer. Une heure après nous sommes repartis, car nous avons encore pas mal de chemin à parcourir jusqu’au campement suivant. Le soleil timide disparaît de nouveau pour laisser place à ce fichu crachin.



Le coucher de soleil dans les nuages rougeoyants est un modèle du genre. Décidément cette journée, vraiment mal partie, se termine merveilleusement bien. Le thé à la citronnelle est suivi de l’apéritif que nous prenons dehors autour du feu. Ce soir, nous éliminons les courbatures en dansant et chantant avec les porteurs.
