Marcher en terre Himba, dans une nature originelle…
De village en village chez nos hôtes les Himbas
J14: d’Omuramba à Otjomazeva





Nous faisons le tour du village, James nous présente sa maman et son petit frère, les plus grands sont à l’école que nous verrons demain. Les poules et les chèvres circulent à l’intérieur du village, une femme s’affaire autour d’une marmite posée sur le foyer, de jeunes enfants jouent.

Trek en pays himba avec Tjatungua et Hembida


Nous entrons dans une salle de classe du degré 3. Le maître nous montre l’emploi du temps de la semaine. Les élèves ont cours de 7h à 13h30 et puisque c’est l’heure de la sortie et du repas, un groupe nous fait une démonstration de chants et de danse. 
Il y a un réservoir d’eau au pied de l’école, mais la pompe ne fonctionne plus. Une belle rivière coule en contrebas et d’énormes baobabs trônent fièrement. Nous reprenons notre trek, la chaleur devient écrasante. Nous suivons un gros troupeau de vaches, bientôt rejoint par le berger sur son âne. Nous sommes au campement vers 12h. Les tentes sont montées et le taboulé est prêt. Nous nous désaltérons, mangeons, et ensuite nous avons bien mérité une bonne sieste à l’ombre. Vers 16h nous nous rendons à un petit cimetière himba. Il y a une dizaine de tombes, un amoncellement de cailloux avec un piquet sur lequel sont accrochées les cornes de vaches qui ont été sacrifiées. Les himbas sont christianisés, mais certains sont encore animistes et croient à la protection des ancêtres. De nombreuses cornes sont éparpillées au sol, y a-t-il eu profanation?

Kunene et les chutes d’Epupa, la frontière du pays himba

Nous apercevons la rivière Kunene et Epupa Falls au loin, c’est impressionnant et surprenant de voir autant d’eau, de palmiers et de baobabs après 15 jours passés dans ce pays si désertique. Une véritable oasis, mais pas vraiment de fraîcheur, il est 10h et il commence à faire déjà bien chaud. Nous nous installons à Omarunga campsite, camping bien aménagé avec piscine. Il y a beaucoup de monde, Epupa est un site touristique, mais lorsque nous faisons le tour du village, nous ne remarquons qu’une petite épicerie, une autre avec un bar et un dépôt d’essence. Les gens viennent pour Epupa Falls et les himbas, rien de plus. De retour au camp, c’est décrassage complet puis un plouf dans la piscine pour se rafraîchir avant le repas. Nous saluons nos amis himbas que Paulus raccompagne dans leur village.

Hobatere camp
Nous partons d’Epupa Falls vers 8h pour nous rendre dans la réserve privée d’Hobatere pour un safari 4×4 avec un ranger de la réserve. Nous reprenons la piste C43 vers Opuwo, puis la C41 vers Otjerunda et enfin la C35 vers le parc d’Etosha et la Galton gate, entrée ouest du parc. Nous allons d’abord à notre camp d’Hobatere, où nous nous installons, mangeons et allons voir les animaux d’un observatoire surplombant un point d’eau. Nous avons la chance d’y voir oryx, girafes, zèbres et springboks. Puis, nous partons pour la réserve située à une bonne demi-heure de piste. Nous nous arrêtons au lodge de la réserve et là, les choses ne se passent pas comme prévu, il n’y a pas de ranger disponible et ce n’est pas possible d’y aller seul avec notre véhicule, la déception se lit sur nos visages. 
Retour à Windhoek
J18: Outjo, Otjiwarongo, Windhoek
Aujourd’hui, une longue journée de route nous attend pour retourner sur Windhoek. Nous empruntons la piste C40 jusqu’à Outjo. C’est monotone, nous longeons les barrières du parc d’Etosha sur des kilomètres, seule réjouissance nous voyons des phacochères en quantité. À Outjo, nous faisons une pause ; Patrick souhaite faire réparer le problème électrique sur la remorque. Pendant ce temps, nous faisons des emplettes dans une jolie galerie d’artisanat local. Nous poursuivons par la C38 jusqu’à Otjiwarongo où Patrick fait les courses pour le pique-nique. Nous rejoignons la route goudronnée B1 et filons plein sud vers Windhoek.

Ainsi s’achève cette très belle expérience dans le désert namibien et notre rencontre avec le peuple himba. Ce voyage créé par l’agence «Terres Oubliées» dont la logistique est assurée par l’agence locale «Damarana» est très complet et nous a donné un très bel aperçu de ce grand pays: de beaux paysages, un désert exceptionnel, de belles couleurs, une observation des animaux dans leur environnement et une réelle immersion en pays himba. Merci à tous pour cette belle réussite!
