Voyage dans la fournaise du Danakil
Les dernières caravanes de sel du Dallol…
Berhale, Ahmed Ela



Notre cuisinière nous a préparé un repas simple: soupe, pâtes et oranges. Il fait encore 33° vers 20 h. C’est la pleine lune et le ciel est très étoilé. La nuit sera chaude!
Dallol, une folie minérale…



C’est un paysage minéral de toute beauté, sans cesse renouvelé, car le Dallol est vraiment différent de ce que nous avions vu dix ans auparavant, et même s’il n’y a pas l’effet de surprise, c’est un spectacle hors du commun dont on ne peut se lasser. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le Dallol, sa datation, est-ce ou non un volcan, voici un article « trapu » du site Culture Volcan.


Le travail noble est exercé par les Afars. Ils découpent les plaques de sels avec des haches et herminettes, les mêmes outils utilisés il y a 3000 ans par les tailleurs de la reine de Saba… Les blocs de sel sont taillés pratiquement à la même taille, 7 cm pour 8 kg, sans utiliser d’instruments de mesure. Ils sont appelés amolés et constituaient jusqu’à la fin du 19e siècle une forme de monnaie. Les dromadaires qui, jusqu’à présent transportaient ces amolés du Dallol jusqu’à Berhale sont peu à peu remplacés par les camions. Il n’y a donc plus que quelques caravanes de dromadaires, mais rien à voir avec ces caravanes pouvant aller jusqu’à 1000 têtes, que nous avions vues il y a 10 ans.


Afdera, du sel encore du sel !


Erta Ale, le rendez-vous manqué




Le lendemain, Marie et Jean Michel sont malades. Le reste de la troupe descend vers 6 h dans la caldeira pour admirer le pit cratère sud de l’Erta Ale au lever du jour. De belles lumières éclairent petit à petit ce dernier. Nous montons sur un petit monticule volcanique, afin d’avoir une vue plongeante. Il n’y a pas à dire, un grand site volcanique comme l’Erta Ale, avec ou sans lac de lave, c’est vraiment beau. Enfin, nous revenons au campement au bord de la caldeira, prenons le petit déjeuner et redescendons tous retrouver nos chauffeurs qui nous ramènent à Afdera. Aujourd’hui, c’est coca pour tout le monde. 
Nous commençons notre descente vers le sud, vers les Bale Mountains. Pour nous remettre de nos journées difficiles dans la dépression du Danakil, l’agence nous a réservé à Semara un très bel hôtel, le Ruftana hôtel. Les chambres sont très bien, la clim fonctionne ainsi que la douche. Cet hôtel n’a que quatre mois et le patron insiste pour connaître l’avis des clients. Eh oui, la concurrence est rude avec Addis Abeba qui n’est pas très loin. Pour lui faire de la pub, nous prenons une photo du groupe avec lui. Nous disons au revoir à Télé et à la cuisinière, puisque les campements sont finis. Meles va changer son 4×4 contre un minibus.

1 commentaire
Quel beau voyage !!! Merci pour le partage.
Amicalement
Patrick