La Vallée des Merveilles, un incontournable du parc de Mercantour
Une randonnée entourée de chamois et bouquetins
San Giacomo, lago Bianco dell’Agnel, pas de l’Agnel, lac vert de la Valmasque dans la Vallée des Merveilles ( +1550m, -260m, 15,7km )

Comme par magie, le paysage s’ouvre sur la montagne du Gelas, dans une traversée montante agrémentée de fraises des bois et de myrtilles. Nous laissons à droite le chemin qui monte au Rifugio Pigari, pour prendre le sentier « escursioniste esperti » vers le lago Bianco dell’Agnel et le Pas de l’Agnel à 2664m. Il vient d’être rebalisé, le cheminement est ainsi facile à suivre. Il descend légèrement avant de partir en traversée un peu étroite pour remonter dans les blocs. Nous arrivons vers 12h30 au lago Bianco dell’Agnel où nous pique-niquons. 
Deux jeunes bouquetins nous accueillent au col où nous allons passer dans le parc de la Vallée des Merveilles. Nous avons une belle vue sur le très grand lac de l’Agnel. Mais en fait, nous ne descendons pas vers lui, mais partons en traversée à droite sous le col de l’Agnel, vers le Collet de la Charnassère à 2727m.
Nous sommes en France et il n’y a aucune pancarte ni balise, seulement quelques cairns; nous avons quelques leçons à prendre auprès de nos amis italiens ! C’est une belle traversée sur un petit sentier, puis sur des blocs et quelques petits névés pendant 45mn. Arrivés au collet, nous enchaînons par une descente aisée vers le lac de la Lusière et le lac Gelé, et là quel spectacle grandiose sur la Vallée des Merveilles! De nombreux bouquetins se prêtent presque à la pose photographique devant les cairns ! Le vent et le brouillard se lèvent.

Un chamois peu sauvage se laisse photographier. À l’arrivée au lac vert de la Valmasque, le temps est plutôt couvert et le vent se lève, il nous accompagnera une partie de la nuit. Il y a un changement de climat perceptible dès la Vallée des Merveilles, car nous nous approchons de la Méditerranée.
Escapade en Vallée des Merveilles
Lac vert de la Valmasque, lac noir, lac de Basto, refuge des Merveillles, lacs du Diable, pas de Trem, relais des Merveilles au hameau des Cluots ( +830m, -1440m, 19,1km )


Cela sera pour une autre fois, d’autant que l’on peut observer quelques pétroglyphes remarquables sur le sentier principal du parc de la Vallée des Merveilles. À partir de là, il faut ranger les bâtons si l’on n’a pas d’embouts afin d’éviter d’abîmer le site. Nous abordons une descente tranquille avec de nombreux petits lacs, quelques chamois peu farouches étant donné le monde qui passe. En effet, la Vallée des Merveilles est vraiment très fréquentée, ce qui n’est pas la tasse de thé des « sauvages » que nous nous appliquons à être!



Sur le chemin de la Madone
Hameau des Cluots, Baisse des cinq lacs, refuge de La Madone de Fenestre, col de Fenestre, lac de Trécolpas ( +1570m, -1020m, 18,6km )





Le lac, situé à 2150m d’altitude, au-dessus du hameau de Boréon possède de beaux emplacements de bivouac, une petite île centrale. Une dizaine de scouts nous rejoignent, suivis de quelques familles, puis une dernière randonneuse vers 20h. Il y a pas mal de vent et quelques nuages cachent le soleil.
Le Mercantour de lac en lac
Lac de Trécolpas, col de Salèse, lac Nègre, lac de Graveirette ( +900m, -710m, 18,5km )
Le vent est déjà bien présent au lever et les chamois ne sont pas bien loin. Nous commençons par une belle descente en forêt, d’abord dans les mélèzes puis dans les pins et enfin les sapins jusqu’à la vacherie du Boréon. Ensuite, malheureusement, nous devons suivre la route un certain temps, car dans cette partie du Mercantour, il y a eu en 2020 d’énormes coulées de boue, rendant certains sentiers impraticables. Nous longeons le domaine de ski nordique puis attaquons, toujours par la route, la montée au col de Salèse. Nous avons environ 500m de dénivelé à gravir. Après quelques lacets, nous prenons un chemin à gauche qui descend au torrent avant de remonter sur l’autre versant. Il y a déjà eu un gros travail de déblaiement des rochers, mais ce n’est pas fini, car, arrivés à un parking, le chemin que nous voulions emprunter est encore fermé et nous devons prendre la route presque jusqu’au col.
Nous rejoignons le GR un peu avant. Il est midi, il fait bien chaud et la pause pique-nique s’impose. Une pancarte indique le lac Nègre à 1h15, tout va bien. C’est l’estomac plein que nous repartons en descente sur la route. Très vite, nous prenons un chemin qui monte à droite dans les sapins puis les mélèzes. Le vent se monte et une rafale plus forte que les autres fait envoler ma casquette.



Ni une, ni deux, nous démontons la tente en faisant bien attention à ce qu’elle ne s’envole pas. On la fourre en vrac dans le sac et nous voilà repartis.
Nous redescendons un peu par notre chemin de montée, avant de prendre en traversée vers la droite. Nous avons une petite montée qui nous conduit au lac de Graveirette, situé à 2239m d’altitude. Ce lac, peu profond, est niché dans un bel écrin de verdure entouré de mélèzes. Deux ânes paissent tranquillement, et quelques familles se reposent au bord du lac. Et en effet, le vent est quasiment absent, quel soulagement pour la nuit à venir !
Après le montage de la tente et malgré l’heure tardive, il fait encore assez chaud pour se rafraîchir dans le lac. L’eau est vraiment très bonne.






