Lacs de Vens, de Rabuons, de Colle Longue… le top du bivouac !
Les lacs de Vens, un cadre sublime pour notre première nuit
Parking du Pra, lac de Vens ( +760m, 7km )



Ils connaissent bien la région et nous donnent quelques conseils sur les ravitaillements à suivre, les sites à ne pas manquer, les bonnes places de bivouac au lac de Rabuons… Nous redescendons à la tente prendre une deuxième soupe, puis « cuisiner » les pâtes. Après le repas, nous tentons une petite promenade jusqu’au lac inférieur de Vens, superbe miroir avec un torrent qui se jette dedans. Nous profitons du soleil jusque vers 19h30.
En route sur le chemin de l’énergie
Lac de Vens, Plan de Tenibre, lac de Fer, lac de Rabuons (+650m, -480m, 14,3km)



Plusieurs tunnels ont été percés dans la montagne pour le cheminement du sentier. Le projet fut abandonné au début de la Seconde Guerre Mondiale, laissant tout de même le temps d’installer une prise d’eau au niveau du lac de Rabuons.
Ce chemin de l’énergie à flanc de montagne nous permet d’avaler les kilomètres sans trop de fatigue, mais suite à un éboulement en 2020, le chemin par le tunnel est fermé et un nouvel itinéraire par le lac de Fer a été retracé. Sauf qu’il faut monter 200m supplémentaires ! Ce sentier, avec de belles marches taillées dans la roche, est entouré par des bosquets de rhodos. Magnifique! 
Il faut se résoudre à descendre les 200m que nous venons de monter pour retrouver le chemin de l’énergie, qui est maintenant en bon état. Plusieurs tunnels ont été taillés dans la roche. C’est un peu monotone, car le chemin est rectiligne, mais au moins ce sont des kilomètres faciles. Au loin, nous apercevons deux bâtiments restaurés par EDF, car le captage du lac de Rabuons est toujours opérationnel. Le refuge est 10mn plus loin. De très nombreux lacs entourent le refuge. Le cadre est magnifique, mais il y a très peu d’endroits plats et sans cailloux pour le bivouac.
Heureusement que nos trois randonneurs d’hier nous avaient indiqué un bon endroit pour planter la tente. Nous prenons une infusion et montons le bivouac, bien nous en a pris, puisqu’une petite averse nous force à nous abriter. Nous profitons de rayons de soleil furtifs pour sortir et photographier la tente entourée de rhodos. Vers 16h le soleil semble définitivement revenu et nous allons prendre un verre au refuge. 
Nous retournons dans notre coin de paradis, et tranquillement nous nous préparons quelques soupes pour nous réhydrater. La deuxième averse arrive bien sûr au moment de la cuisson des pâtes, mais elle cesse rapidement. Vers 20h, la curiosité l’emporte et nous repartons vers le refuge pour assister à cette soirée contes. Le repas n’est pas tout à fait terminé et soudain un troupeau de mouflons, descendu de la crête s’invite en contrebas du refuge.


Ce fut un très beau moment de convivialité et de partage. Il fait maintenant nuit noire et nous n’avons pas pris de frontale (ah! ces débutants!) et je peux vous jurer que nous y penserons désormais, car notre tente était éloignée du refuge comme on peut le voir sur les photos et retrouver une tente en montagne à la seule lumière des portables, cela nous a pris un moment et quelques frayeurs pour les chevilles.
Une étape de transition entre France et Italie
Lac de Rabuons, pas de Colle Longue, lac de Colle Longue ( +630m, -710m, 12,7km )

Après environ 8km, nous traversons une petite cascade bien fournie en eau fraîche et rejoignons un beau plateau avec des mélèzes et au milieu un joli lac rond dans lequel flottent des herbes. Une forte montée nous attend jusqu’au Pas de Colle Longue qui domine le lac de Colle Longue où Patrick a prévu le bivouac. La chaleur se fait sentir, il n’est pourtant pas encore midi. En une dizaine de minutes de descente dans les rhodos, nous arrivons au pied du lac.
Nous finissons le pique-nique, puis nous nous interrogeons s’il est opportun de continuer jusqu’au refuge Laus De Alexandris Foches. Finalement, nous décidons de monter le bivouac comme prévu au lac de Colle Longue afin de se reposer avant l’étape costaude de demain.
Un randonneur équipé d’une canne à pêche nous rejoint et lance sa ligne jusqu’en fin d’après-midi, sans grand succès…
De nombreux Italiens descendent ou montent du refuge Laus De Alexandris Foches par la piste. Quelques courageux à vélo montent au Pas de Colle Longue, ils en bavent… Le ciel se charge et le vent qui se monte est glacial.
Trois jeunes randonneurs français arrivent d’Isola 2000 vers 19h. Un pêcheur descend du col au pied de la Cime Tommy pour être à pied d’oeuvre demain. Nous ne serons donc pas seuls au bivouac ce soir.
Une belle et longue étape sauvage en terre italienne
Lac de Colle Longue, cime Tommy, colle della Seccia, passo del San Bernolfo, rifugio Laus de Alexandris Foches, lago di San Bernolfo, col de la Guercha, passo del Bue, col du Saboulé, passo Tesina, sant’Anna di Vinadio ( +1200m, -1550m, 19,9km )


Il nous aura fallu presque 3h pour arriver Rifugio Laus de Alexandris Foches et au lago di San Bernolfo. Il y a beaucoup de monde, car le parking n’est pas très loin. 
Quant à nous, pauvres randonneurs, une longue montée nous attend, heureusement en partie ombragée. Nous nous dirigeons vers des baraquements militaires qui marquent la frontière sous le col de la Guercha. Au pied de ces derniers, nous prenons à gauche vers le Passo del Bue qui s’atteint par de bons lacets un peu aériens, puis un passage avec une chaîne le long d’une falaise. C’est l’heure du pique-nique. En dessous, il y a deux lacs, mais trop éloignés pour faire un brin de toilette.
Nous décidons de continuer et c’est le bon choix, car la remontée de ces deux lacs aurait été très galère, surtout en plein cagnard.
Nous sommes sur une longue traversée montante bien tracée dans un gigantesque pierrier qui n’en finit pas. Et quand nous pensons avoir terminé avec la montée, une descente se présente pour ensuite mieux remonter… les montagnes russes quoi ! Nous arrivons au col du Saboulé sur la frontière franco-italienne et nous prenons un large sentier en traversée avec des roches aux couleurs chatoyantes, rouge, noir, jaune qui nous mène au Passo Tesina. Là, nous retrouvons la foule et la descente vers le Lago di Sant’Anna ressemble à une autoroute pour randonneurs! 
Vers 18h, c’est l’heure d’aller en ville et nous descendons vers le sanctuaire de Sant’Anna di Vinadio et nous réservons le dîner au Rifugio Alpino Casa San Gioachino, un hôtel-pension tenue par les Sœurs. Le sanctuaire catholique Sant’Anna di Vinadio culmine à 2035m d’altitude, c’est le plus élevé d’Europe. De très nombreux camping-caristes viennent y passer le week-end et des aires sont aménagées pour les recevoir. Lors du repas, le père qui dirige le sanctuaire passe voir les convives et discute avec chacun. C’est aussi un bon montagnard, car nous échangeons un moment sur notre itinéraire, et bien sûr il termine en nous invitant à venir à la prière du soir au Sanctuaire. Nous nous contenterons d’un sommeil réparateur sous la protection de la Madone.








