A la rencontre du loup d’Abyssinie
Awash

C’est maintenant un paysage de savane, cela nous change du Danakil! 
Juste avant d’arrivée, il y a un check point: pour nous, ce sera juste l’inspection du sac de Jean Mimi, mais pour tous les camions qui transportent d’énormes sacs de céréales, les policiers montent sur le chargement et piquent à différents endroits à l’aide de très grandes sondes. Que cherchent-ils? Des armes, des migrants? Nous nous posons à Genet Hôtel, beaucoup plus rustique que le précédent, et retrouvons Virginie qui a atterri ce matin à Addis Abeba. Jean Michel est toujours malade et Patrick a une angine: les nuits dans les courants d’air chaud…
Asela

Nous repartons pour 3 h de route jusqu’à Asela. Nous traversons le village de Diré-Daoua en pleine effervescence, car c’est l’heure de l’arrivage du khat. Les camions, scooters, charrettes croulent sous les paquets de khat. 
Cette région est agricole, culture de blé, de khat, fruits et autres légumes. De nombreux collégiens et lycéens en uniforme marchent au bord de la route. La couleur désigne leur école et nous voyons des garçons et filles, les uns en rose, les autres en violet, ou encore en bleu ou vert, quel patchwork! Nous avons droit à de nombreux spectateurs quand Habte répare un pneu crevé. Nous nous installons à l’hôtel Derartu, très correct, et nous commençons le repas par un pastis et du saucisson apporté par Virginie. Cela rappelle le pays et pas de doute que cela va requinquer Jean Michel. Le repas se poursuit par des pizzas qui sont excellentes, les Italiens ont laissé leur savoir-faire!
Les Bale Mountains



L’isolement couplé à la géologie et aux conditions climatiques particulières font des Bale Mountains un des endroits d’Afrique ayant le plus de végétaux endémiques, comme la lobélie géante et d’animaux endémiques comme l’ibis caronculé, le vanneau d’Abyssine et, bien sûr le loup d’Abyssinie, que nous avons hâte d’observer.
Loup, y es-tu?





En redescendant, la pluie et le soleil ont dessiné un très bel arc-en-ciel, accroché au-dessus de la vallée verdoyante. C’est magnifique. Nous nous retrouvons au bar du gîte pour arroser la conservation du loup d’Abyssinie (il en a besoin) et le premier 4000 de Laurent et Olivier!
Le parc de Dinsho dans les Bale Mountains
Après une bonne nuit, le soleil montre son nez. Nous partons vers 9 h à Dinsho, pour une rando d’environ 3 h, au nord du parc à environ 3000 m d’altitude. Aujourd’hui, nous allons à la découverte des nyalas, phacochères, antilopes rouges et babouins à travers prairies marécageuses et forêts. Nous passons au pied d’une petite maison colorée au toit de tôle, devant laquelle est posée une amphore traditionnelle remplie de lait. Un enfant joue devant la maison et il est aux anges quand nous lui offrons ballons et caramels. Nous croisons de nombreux villageois pauvrement vêtus qui transportent leur chargement sur des ânes et des chevaux.


Pour le repas Habte nous a commandé un très bon fasting food aux lentilles, servi généreusement, puis nous prenons un café traditionnel en terrasse. L’après-midi, nous pénétrons de nouveau dans le parc, mais côté forêt. Les arbres sont recouverts de lichen. Nous y trouvons de nombreux nyalas mâles. La forêt est en effet leur terrain de prédilection pour se protéger des grands félins, car ils sont moyennement rapides à la course. Joli tableau, une femelle allaite son petit. Lorsque nous quittons le parc, de très gros nuages noirs annoncent l’orage et effectivement dix minutes plus tard, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent sur les passants en bord de route. Nous l’avons échappé belle.
Canaille de caracal 😉

C’est samedi et il y a beaucoup de monde. Nous mangeons à Shashemene dans le restaurant de l’ancien coureur de fond médaillé olympique Haile Gebrselassié. Avant d’arriver à Awasa, nous devions nous arrêter à une cascade et des sources d’eau chaude, mais il pleut à verse… Le marché du khat dans le village suivant bat son plein, c’est la défonce légale! À Awasa nous logeons à l’hôtel Godolyas, hôtel 4* très classe et mangeons dans un bon restaurant italien juste à côté.


2 commentaires
Bonjour , quel beau programme!
Pour les monts balé , vous êtes allés à quelle époque car Nous souhaitons les visiter fin mars , mais apparemment vous avez eu pas mal de pluie
Merci pour votre commentaire. Nous y étions en novembre et effectivement le temps était un peu humide. C’est un peu le problème sur ces hauteurs qui accumulent la bruine. J’espère que vous aurez plus de chance. Néanmoins, c’était une belle expérience.