Betsileo, le peuple au grand coeur
De village en village
Fianarantsoa, début du trek au pied de la montagne Somaina, nombreux villages Betsileo

Tout d’abord, nous allons dans le studio de Pierrot Men, photographe franco-sino-malgache, mondialement connu. Un homme très simple et pourtant un photographe de génie: j’ai particulièrement apprécié ses clichés N&B sur la vie malgache, ses paysages empreints de douceur. Une exposition de Pierrot Men débute en France dans le Cher, ce samedi et jusqu’en septembre. Peut-être y irons-nous en rentrant… Ensuite, nous montons dans la ville haute, le Fianarantsoa historique. Le brouillard se dissipe enfin et nous avons un beau coup d’œil sur la ville intermédiaire avec ses rizières.


Au bord du chemin, un ancien se lève à notre passage, rejoint par ses petits-enfants et arrière-petits-enfants et nous souhaite la bienvenue dans son village dont il est le chef. Fetra lui demande son âge: il a 85 ans; il est très digne avec ses petites lunettes, son chapeau de paille, ses vêtements traditionnels betsileo: longue tunique et lamba sur les épaules. Le village est constitué de sa seule famille! Dans le village suivant, on assiste à la fabrication des briques en terre ocre; ces dernières vont mettre deux jours à sécher.


Un dimanche chez les Betsileo
2ème journée de trek: Vohimanira – vallée aride de Vohibe – Ankitapa


Nous croisons trois hommes. Le plus âgé affirme à Fetra avoir de l’or sur ses terres, ce qui est certainement la réalité puisque des Vazahas traînent dans le coin! Fetra lui explique que nous ne sommes pas des orpailleurs, mais de simples trekkers, mais bon, il est à moitié convaincu! 
Nous montons jusqu’au prochain village betsileo où les familles profitent du repos dominical. Une grand-mère avec sa petite fille dans les bras pose pour la photo. Une piste nous amène jusqu’à Vohimanira, le bourg principal de la région. Nous arrivons au moment de l’office religieux. L’église est ouverte, il y a beaucoup de monde à l’intérieur et cela circule pour déposer des offrandes, les enfants rentrent et sortent. Il y a beaucoup de chants et bien que l’on ne comprenne pas les paroles c’est émouvant et gai à la fois. À la sortie, les enfants nous attendent sur les marches attenantes à l’église pour qu’on les prenne en photo. L’un d’eux se met à danser et le reste de la troupe suit! Nous traversons le village par la place du marché. Une jeune mère avec sa petite fille fait des galettes de riz sur le bord du chemin.



De belles scènes villageoises
Ankitapa – fin du trek à Ambalavao



Il faut se résigner à quitter ce beau village et commencer notre trek du jour qui nous amènera à Ambalavao. Nous montons jusqu’au col en dessous du pic Vohitafia, surmonté d’un gros rocher que nous avions remarqué de loin il y a 2 jours. Au col suivant nous attendons nos porteurs. Nous apercevons le massif de l’Andringitra (qui se prononce «Andgincht’»), notre prochain objectif de trek. Après une bonne demi-heure de descente, nous pique-niquons sur des dalles au bord de l’eau puis en une demi-heure nous rejoignons les 4×4 qui nous emmènent à la ville d’Ambalavao dans un petit hôtel «Aux bougainvillées».

Ensuite, nous allons faire un tour rapide en ville avant la nuit. Le marché est terminé et il n’y a plus que du charbon à vendre. La ville semble bien tranquille. Nous avons droit à des «Bonjour, comment ça va?» ou bien «Regarde, des Vazahas!» dit une maman à son enfant.
