Kombolcha, Mekele, Berhale
En pays Amhara
Kombolcha, Dessié, lac Hayk, Woldia, Alatama, Mekele

Vers 7h30 nous levons le camp et traversons Kombolcha en direction de Dessié, capitale de Wallo, pays Amhara. Benjamin s’arrête dans un garage, car nous avons une roue dégonflée. Les ennuis continuent… cela promet pour la traversée du désert… En fait, les pneus sont vraiment lisses.
A l’occasion de cette pause forcée, nous photographions quelques scènes de rue, notamment une partie animée de baby-foot. Les 2 premiers 4×4 nous attendent au bord du lac Hayk. Nous y faisons une courte randonnée avant de repartir à Woldia, où nous prenons le repas de midi. Nous rejoignons rapidement Alamata au pied du premier col. Nous passerons trois cols entre 2400m et 3000m.
Nous traversons la région des hauts plateaux, les paysages sont magnifiques. De nombreuses cultures: du sorgho rouge, jaune ou blanc, du blé, des réserves de grains partout. Nous quittons la région du peuple Amhara pour celle du Tigray. Les visages changent, les tenues également. Nous nous arrêtons pour prendre une femme et ses enfants en photo. Elle est très belle avec ses petites tresses et sa parure de bijoux. En fin d’après-midi, nous descendons sur Mekele, capitale du Tigray, où nous devons passer la nuit dans un grand hôtel touristique. Pas le choix…
Du pays Tigray au pays des Afars
Mekele, Wukro, Berhale

Dans une église orthodoxe, il y a trois parties
- le Saint des Saints où l’on dépose l’arche d’alliance qui ne sort qu’au moment de l’épiphanie. Seul le prêtre rentre dans cette partie pour mettre de l’encens,
- la partie de l’eucharistie,
- la partie des chants religieux,
ainsi que trois instruments pour les chants religieux
- le sistre servant pour les processions,
- le bâton de prière guidant les chants,
- le tambour rythmant les danses lors des grandes fêtes.

Nous assistons à la sortie de l’école. Plus d’une centaine d’enfants de tous les âges portent l’uniforme. Il se fait un petit creux et nous déjeunons dans un endroit idyllique, entouré de cactus, bordé d’une falaise sur laquelle une église est perchée. Il fait chaud, plus de 30°, je pense. Nous approchons du désert du Danakil, et il va falloir s’acclimater à des températures hors norme.

En route, nous commençons à croiser les caravanes de chameaux qui descendent du village pour acheter du sel. Ils vont arriver dans la nuit. Les hommes et les bêtes sont fatigués, ils réclament de l’eau et de la nourriture. La plupart de ces gens viennent des hauts plateaux et ils mettent environ 7 jours pour relier Mekele à Berhale. Ils font 2 ou 3 voyages, puis laissent reposer les animaux. Il y a entre 20 000 et 25 000 chameaux par semaine qui font la route de Mekele à Berhale.


