Le village inuit de Tiniteqilaaq
Fjord d’Ikaasartivaq, installation du camp
Le ciel est gris ce matin. Le bateau vient nous chercher à 10h pour rejoindre le campement de notre premier trek. Une fois nos sacs prêts et déposés à l’extérieur, nous allons faire la visite de la supérette Pilersuisoq, magasin d’état qui existe dans chaque village. Les fusils y côtoient les balais et les vêtements. Eh oui, l’ours polaire n’est pas une légende au Groenland ! Deux d’entre eux ont été tués cet hiver à Kulusuk.

Nous arrivons un peu avant midi au fond du fjord d’Ikaasartivaq. C’est le lieu de notre campement. Lars accoste le long d’un rocher, nous déchargeons nos sacs, les différentes caisses de nourriture et le matériel de camping pour 4 nuits et nous voilà seuls au monde ou presque, il y a quelques tentes un peu plus loin. Nous nous trouvons maintenant sur le continent groenlandais, au pied de spectaculaires sommets aux raides faces granitiques.


Fjord de Sermilik, trek de Tiniteqilaaq

Un petit cours de géographie pour expliquer la différence entre les icebergs et la banquise : la neige tombant sur l’inlandsis s’accumule sans fondre. Sous l’effet de son propre poids, elle se transforme très lentement en glace et en s’écoulant vers les bords elle forme les icebergs. La partie émergée représente 1/7 à 1/10 du volume total. La banquise, quant à elle, provient de la mer. En fin d’été, le froid polaire s’installe, parfois brutalement (–40°C). La surface de l’océan se refroidit et quand elle atteint –1,8°C, les premiers cristaux de glace se forment. Une fois la surface gelée, l’eau de mer se trouve isolée de l’air froid et le processus se ralentit. La banquise s’épaissit alors lentement, par sa face inférieure, jusqu’à atteindre environ 2 mètres. Sa surface est plutôt lisse ce qui en fait un super terrain pour le traîneau à chiens.





