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GR20 (6): Cirque de la solitude, Ascu Stagnu

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Cirque de la solitude, une étape redoutée du GR20…

 

GR20 Nord: Tighjettu – Cirque de la solitude – Ascu Stagnu

800m de montée, 1060 de descente, 6h de marche prévues

GR20 Cirque de la solitudeLever 5h50, départ à 7h pétante du refuge Tighjettu pour affronter le fameux «cirque de la solitude» tant redouté par les randonneurs du GR20. C’est l’heure de vérité pour Flo. Nous montons environ 500m sur un sentier très caillouteux. A 8h15, nous sommes au bocca Minuta, en haut d’un cirque dont nous ne voyons pas le fond. Il y a de grandes parois tout autour et c’est très sombre, car le soleil n’y pénètre pas encore. Le décor est planté… Cirque de la solitudenous descendons un sentier en lacet, très pierreux et plutôt raide où la prudence est de mise, car la chute serait mauvaise. La pente se radoucit et nous arrivons aux fameuses dalles avec une succession de chaînes suivies d’une échelle. Rien de très difficile sur roches sèches, les chaînes sont là pour sécuriser. C’est la fin de la descente, nous avons croisé peu de monde. Par contre, dans la montée en face, c’est une véritable autoroute, cela risque d’être un peu galère.

Tighjettu, cirque de la solitudeNous traversons de nombreuses dalles avant de remonter sur un sentier très caillouteux, puis d’atteindre la deuxième partie équipée de chaînes. Il faut être vigilant, car les randonneurs qui descendent peuvent déclencher des chutes de pierre. Nous devons attendre notre tour pour prendre les chaînes, car il y a vraiment du monde. S’il y a bien un endroit sur le GR20 où nous ne nous sommes pas sentis seuls, c’est bien dans ce cirque de la solitude, quel paradoxe! Nous arrivons au Bocca Tumasginesca, ou col perdu vers 10h15 de l’autre côté du cirque.

Et voilà, le cirque de la solitude est franchi. Il fait couler beaucoup d’encre, génère gr20 ascu stagnubeaucoup de montée d’adrénaline: Est-ce bien justifié? Je ne le crois pas. Il ne faut pas écouter les dires des uns et des autres. Il vaut mieux se fier à son expérience personnelle de la montagne. Un grand bravo à Flo qui appréhendait vraiment cette journée.

Après les photos de groupe et une bonne pause, nous descendons vers un lac en contrebas pour se restaurer. Au préalable, bataille de boule de neige et concours de descente sur quelques névés résiduels. Après le repas, nous continuons notre descente pendant 1h30 environ jusqu’à l’ancienne station de Haut Asco, en passant par une belle forêt de pins laricio aux formes esthétiques. Là, nous prenons possession de notre chambre d’hôtel, quel luxe, mais il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Le temps s’est couvert, la météo est très alarmiste pour la nuit et pour demain : avis de tempête et pluie. Jean-Luc et Claudie plient la tente et vont dormir dans le gîte d’Asco. Nous prenons le repas à l’hôtel d’Asco, avec Corinna, puis nous nous retrouvons tous les 4 pour manger une glace. Nous ne sommes pas très optimistes pour demain, nous avons prévu de gravir le Monte Cinto, le plus haut sommet de Corse (2706m) en A/R. Ceci dit, c’est une journée supplémentaire hors du GR20, donc nous pouvons annuler. Nous nous donnons rendez-vous à 8h pour faire le point.

 

 

Journée hors GR20 Nord: Vallon du Cinto

Haut AscoSamedi 18 juillet, comme annoncé, il fait un temps exécrable: vent violent, brouillard et pluie. Evidemment, nous ne partirons pas pour le Monte Cinto. La matinée fut consacrée à la belote pour certains pendant que d’autres «flemmardent». Nous voyons arriver quelques très rares courageux qui viennent de Carrozzu, notre étape de demain. Ils n’ont rien vu, il fait froid et en plus, la pluie rend les roches glissantes. Heureusement que nous sommes passés hier dans le cirque de la solitude. Une seule personne a osé s’y aventurer. En arrivant à Asco, il nous a avoué avoir pris des risques sur les rochers très glissants, avec les doigts gelés…

Monte CintoDans l’après-midi, le ciel se dégage petit à petit et David, un GRiste rencontré la veille nous propose d’aller dans le vallon du Cinto à la rencontre des mouflons qui, avec le froid, ont dû descendre assez bas. C’est Martine, la gardienne du gîte d’Asco, très sympa, qui lui a expliqué ce plan. Nous voilà partis à une dizaine en direction du Monte Cinto. Le vallon est très beau, de l’eau coule un peu partout. Au bout d’un moment, David nous montre en effet 5 mouflons en face. Il sont bien là, mais il faut avoir de bons yeux! Cette petite rando nous a un peu réveillés, car ne rien faire c’est fatigant! Au retour, le temps se maintenant au beau, nous montons notre tente sur l’emplacement de bivouac d’Ascu. Le soir, avec Fil, Flo et Corinna, nous nous faisons la carte de l’hôtel. Ce sont entrecôte-frites pour les hommes, Fil en mourrait d’envie, bavette-frites pour Flo et moi et truite en papillote pour Corinna. C’est trop bon!refuge Ascu Stagnu

La suite du voyage...

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