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Ethiopie (6): lac Afdera, Alolobed

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Dans la plaine du Danakil

 

Le calme et le repos après la tempête

lac et volcan Afdera

Ethiopie AfderaNous suivons une piste en construction jusqu’à Afdera. C’est une ville assez importante qui comporte une grosse exploitation de sel à usage domestique ainsi que de nombreuses boutiques de chaque côté de la rue principale. Je rentre dans une épicerie pour acheter du café, et en premier lieu le vendeur me propose du Nescafé, c’est un comble!

Après quelques emplettes, nous reprenons les véhicules pour 10mn jusqu’au campement situé au bord du lac Afdera où se situe l’exploitation de sel.

Danakil AfderaNous sommes les pieds dans l’eau, dans un cadre paradisiaque comprenant palmiers et sources d’eau chaude, au loin le volcan Afdera. Quel bonheur! Nous courrons nous baigner, mais l’eau du lac Afdera est tellement salée qu’il est très difficile de nager: les pieds ressortent de l’eau lorsque l’on fait la planche. L’eau est chaude, voire très chaude et cela délasse tout le corps. Ensuite, nous nous rinçons dans les sources chaudes, elle-même à la limite du supportable (environ 39°). Par contre, c’est très bien pour la lessive! Il nous reste un peu de temps pour nous reposer avant le repas. Salomon cuisine la chèvre achetée la veille, avec légumes et frites, miam, miam… le tout accompagné de coca et bières fraîches achetés au village. Le vent souffle très fort, nous commençons à y être habitués, et puis cela fait baisser un peu la température.

 

Adieu l’Ethiopie

Alolobed, en route vers Djibouti

AAfdera selvant de partir, nous allons prendre quelques photos de l’exploitation de sel d’Afdera et des marais salants.  Les travailleurs qui sont déjà à pied d’œuvre. Le sel, une fois extrait, est conservé dans des sacs de 50 kg, très colorés, faisant penser aux bêtises de Cambrai. Nous quittons notre camping de luxe et poursuivons la traversée du désert du Danakil. La route est monotone et chacun somnole.

Nous faisons un arrêt pour ramasser des obsidiennes, puis continuons jusqu‘au village de Semera. Juste avant d’arriver à Semera, nous nous arrêtons pour observer les babouins gelada qui attendent de la nourriture le long de la route.

babouin geladaLes routiers font leur pause ici, et les babouins y sont habitués. Ils vont même jusqu’à grimper sur les rétroviseurs pour attraper les gâteaux qui leurs sont tendus. Nous mangeons dans un restaurant local, puis nous allons en ville acheter de la musique. Avec l’aide de Gebriel, nous dénichons les CDs de groupes et chanteurs éthiopiens qui ont rythmé nos heures de voiture, Teddy Afro, Mikayia… La ville est très sale et poussiéreuse.

Nous quittons là nos deux gardes et le jeune qui aidait au service. Ce dernier n’a que 11 ans et c’est la 1ère fois qu’il quittait son village. Nous attendons que Gebriel règle des formalités administratives à Semera et récupère 3 gardes pour le site d’Alolobed où nous dormirons ce soir. Nous arrivons vers 17h et nous avons juste le temps de faire un tour rapide avant la nuit.

Ethiopie AlolobedIl y a un beau geyser et plus loin des bassins aux couleurs variées. Nous apercevons des biches, un troupeau de phacochères, des empreintes qui pourraient être celles d’un lion. J’espère que nos 3 gardes sont aussi bons qu’Ibrahim à la carabine… A la nuit tombante nous rejoignons les véhicules et nos tentes. En fait, nous dormons sur le site et nous ne serons pas attaqués par les lions, mais par les moustiques!!! Après le repas, nous préparons les pourboires pour l’équipe, car nous les quitterons demain midi à la frontière djiboutienne, où une autre agence nous prendra en charge. Au moment de se coucher, nous entendons le cri des hyènes et cela ne donne pas envie de sortir aux toilettes.

Danakil AlolobedLever vers 5h30 pour profiter du site pendant 2h avant de reprendre la route. Les lumières du matin éclairent joliment Alolobed. Le geyser crache davantage, les gerbes vont jusqu’à 5m de haut. Nous allons jusqu’au bout du site en faisant le tour des bassins. Ici cela bouillonne, là un geyser s’élève, et à côté, tel un hammam, la vapeur chaude se dégage en épaisses volutes. Une gazelle et un phacochère se promènent tranquillement.

pelicanA la sortie du site d’Alolobed, sur le bord de la rivière niche une colonie de pélicans. Nous regardons un moment ces gros volatiles occupés à pêcher. Après cette randonnée matinale, nous saluons Salomon et son aide qui nous quittent ici, puis c’est le tour de nos gardes. Nous continuons vers Djibouti. La route est monotone et l’ambiance un peu morose, car nous allons également quitter Gebriel et son équipe de chauffeurs avec qui nous avons partagé de si bons moments.

La suite du voyage...

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