Blog Voyage Trek BivouacAlpes du Sud

Col de Longet, destination nature

de Patrick

Un des plus beaux bivouacs des Alpes du Sud

De Maljasset au col de Longet

 +800m, -700m, 20km depuis les lacs de Marinet

Col de LongetVers 9h30, nous remontons la longue vallée de l’Ubaye en direction du col de Longet, objectif de la journée. C’est d’abord relativement plat, puis une montée raide en forêt nous surprend. Nous remontons ensuite tranquillement le torrent dans un terrain bucolique. Les kilomètres s’enchaînent et nous arrivons au premier lac, dont la forme découpée évoque un serpent. Col de LongetIl est joli, mais un peu loin du Viso pour capter un beau reflet dans ses eaux.

Le deuxième lac du col de Longet est superbe pour les photos, car il est entouré de linaigrettes, ces petites fleurs blanches ressemblant au coton. Il est peu profond et avec des herbes hautes sur les bords, ce qui ne permet pas de se ravitailler en eau.

 

bivacco Enrico Olivero

Nous nous dirigeons donc vers le troisième  lac, le laghi Bes, montons au-dessus du bord rocheux pour avoir une belle vue sur le Viso, et décidons que l’endroit est parfait pour installer le bivouac.

Le vent est bien présent cet après-midi, et les coups de tonnerre sont accompagnés de quelques gouttes de pluie.

Col de Longet

Nous descendons au pied du lac pour rejoindre le col de Longet et le bivacco Enrico Olivero en direction du sentier du Loup. Le bivacco est normalement fermé à cause de la COVID, mais nous entrons juste pour voir l’intérieur, qui est très cosy avec 6 belles couchettes. Lorsque nous revenons à notre tente, le ciel vire au noir et l’orage semble être accroché au-dessus du Bric de Rubren et de Mongioia. Les lumières sur le Viso sont superbes et le soleil nous accompagne jusqu’à 20h15, ce qui est très rare en bivouac.

 

 

Du col de Longet au lac Foréant

Col de la Noire, refuge de la Blanche, col de Chaumoussière, refuge Agnel, col de l’Eychassier, lac Foréant (+1050m, -1050m, 16km)

Col de LongetAu lever à 6h30, le soleil nous réchauffe déjà, c’est vraiment un lieu de bivouac idéal. Nous repartons en direction du premier lac du Longet, où nous bifurquons à droite vers le col de la Noire. Nous passons le long d’un petit lac et apercevons vers le col de belles roches de différentes couleurs (vert, noir, voire ocre). Col de la NoireCe secteur est un régal géologique, nous sommes au fond de l’océan Téthys (il y a 150 millions d’années).  On y observe des serpentines, roches vertes à l’aspect peau de serpent. D’autres serpentines paraissent avoir subi une phase de vitrification, et côté Tête des Toillies, la roche prend l’aspect de coussins ou d’oreillers, ce sont des basaltes volcaniques.

Bref, l’ambiance est sombre et quelque peu lunaire, et le col de la Noire contraste avec le vallon vert de Clausis. Comme nous terminons le bivouac après-demain, Patrick peut se permettre de choisir quelques petites roches, qui iront alourdir un peu le sac à dos. Au col, nous surplombons Refuge de la Blanchele refuge de la Blanche et le lac éponyme. Notre forme n’est pas olympique aujourd’hui et nous abandonnons l’idée de faire l’A/R à la Tête des Toillies, d’autant plus que le chemin est encore assez long pour rejoindre le lac Foréant.

La descente du col de la Noire est assez raide sur les premiers mètres, puis cela se calme et le sentier reste très bien tracé dans cet éboulis. Nous arrivons au refuge de la Blanche vers 10h et faisons une pause-café, jus d’orange et gâteau au chocolat. Maintenant, on rigole moins pour remonter au col de Chamoussière et là, pour la première fois depuis 15 jours, nous rencontrons beaucoup de monde. C’est une randonnée courue qui s’effectue depuis le col Agnel, et il est vrai que c’est mérité, car la vue sur le Viso et la tête des Toillies est grandiose.

La descente se fait en lacets jusqu’au refuge Agnel où nous croisons beaucoup de randonneurs et de promeneurs. Nous pique-niquons peu de temps avant de rejoindre la route du col, traversons, puis prenons le sentier du col de l’Eychassier. La fatigue se fait sentir, Corine traîne dans la dernière montée. Au col, nous avons une jolie vue sur la Taillante et les laquets en contrebas. Nous suivons d’abord le sentier, puis le quittons pour descendre droit dans la pente en direction du lac Foréant, juste en dessous.

lac Foréant

Nous sommes les premiers arrivés au bivouac, côté ouest du lac de Foréant. Ensuite vient un groupe de 6 ou 7 personnes, puis un père et son fils qui nous demandent s’ils peuvent se mettre à côté de nous. Nous acceptons bien entendu. Nous nous reposons au soleil tandis qu’une garde de la Réserve naturelle vient faire un peu de prévention. Elle nous demande d’attendre 19h pour monter les tentes. Mais vers 18h, le temps se dégrade, les nuages montent, l’orage gronde, plus question d’attendre, chacun s’affaire à monter le bivouac. Nous prenons le repas avec nos voisins qui font le tour du Queyras. Ce sont leurs premiers jours. Juste à la fin du repas, la pluie s’invite et chacun rentre donc sous son toit.

 

 

De retour à Abriès

Lac EgorgéouNotre rando bivouac touche à sa fin. Nous n’avons plus qu’à nous laisser descendre jusqu’à Abriès. Il fait frais et le ciel est bien clair. Nous rejoignons assez rapidement le lac Egorgéou, où nous retrouvons le soleil, puis poursuivons notre descente jusqu’au hameau de l’Echalp. Nous croisons de nombreux randonneurs qui eux montent aux lacs pour la journée. Lac EgorgéouLe GR continue en longeant la route et le torrent. Il est 11h30 lorsque nous atteignons les premières maisons d’Abriès. Nous décidons de faire du stop pour remonter au Roux, afin de récupérer notre voiture, au repos depuis 14 jours. Très vite, un monsieur descendu chercher son pain à Abriès nous remonte. Quand nous redescendons, il est l’heure de manger et les restaurants nous tendent les bras. Nous portons notre dévolu sur Le Chalet de Lanza, où nous mangeons une grosse salade composée et une bonne glace artisanale.

Ainsi se termine notre belle rando bivouac dans les Alpes du Sud entre Viso, Val Maira, Chambeyron et Queyras, tantôt en France, tantôt en Italie, la montagne reste un espace de liberté sans frontière!  Vraiment nous ne pouvons que vous conseiller cet itinéraire que vous pouvez encore rallonger en partant plus au nord de Roux, par le col des Thures et la colle della Ramière, et en descendant plus bas dans le Val Maira, vers le Rocca Brancia et le Bric Bernoir. À vous de voir!

Le voyage en un coup d'oeil

2 commentaires

Flo 17 octobre 2020 - 18 h 30 min

Tout simplement magnifique! Je rêve derrière vos photos!
Bravo et Merci pour ce partage, ces superbes photos accompagnées de vos récits me donnent bien envie de repartir, de voir ou revoir!
La rando bivouac, j’adore!

Répondre
Patrick 17 octobre 2020 - 19 h 02 min

Merci Flo pour ces mots qui nous vont droit au coeur 🙂 C’est vrai, une fois que l’on a goûté à l’itinérance en rando bivouac, on a envie de repartir, et chaque année c’est un nouveau challenge…

Répondre

Poster un commentaire