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Namibie (4): Cape Cross, Skeleton coast, Hoanib

de Patrick
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La skeleton coast et la rivière Hoanib

 

Une vue aérienne à couper le souffle…

J8: Swakopmund, la skeleton coast et le désert du Namib en avion

Aujourd’hui, nous avons environ 2h30 de piste jusqu’à Swakopmund. Avant de partir, Patrick refait une petite séance photo des roches «gruyère», de Bloedkoppe et des Aloés dichotoma sous la belle lumière rasante du matin. Dès le départ nous observons des zèbres, des springboks, puis des girafes au loin. Nous faisons un premier arrêt au niveau d’un canyon, puis un peu plus loin pour les Welwitschias mirabilis, plantes endémiques des déserts de Namibie, qui sont en nombre au bord de la route. welwitschia mirabilisDisons-le tout de suite, cette plante n’est vraiment pas belle. La Welwitschia mirabilis ressemble à une plante dans un bac à sable, que vous auriez oublié d’arroser pendant plusieurs semaines! Mais en fait, la Welwitschia  peut vivre jusqu’à 2000 ans et c’est une véritable énigme de la botanique, car elle possède des points communs avec des espèces aussi différentes que le sapin, le pommier et la fougère!

Plus on s’approche de Swakopmund et de la côte Atlantique, plus c’est brumeux. Cela fait drôle de voir cette pluie fine tomber après 10 jours de grand ciel bleu. Heureusement, cela ne dure pas et vers 11h, le soleil refait son apparition, mais le vent est plutôt frais.

SwakopmundSwakopmund est une petite station balnéaire de la côte atlantique namibienne qui s’est beaucoup développée ces dix dernières années. Nous logeons à Rapmund Hotel Pension non loin du phare. Petit hôtel confortable où nous profitons pour faire une bonne lessive, mais aussi un bon décrassage après 4 jours sans eau. Nous allons déjeuner au Village Café. C’est une bonne adresse, accueil très agréable, déco sympa et méga burger au nom de Terminator, 1, 2, 3 ou encore 4, «not for sissies» précise la carte, on comprend effectivement quand arrivent les plats que «c’est pas pour les chochottes»!!! En sortant, nous faisons un petit tour dans Swakopmund avant de revenir à l’hôtel, car Didier et moi partons à 15h pour notre vol «Sossusvlei scenic», le survol du désert du Namib. À l’aérodrome, de nombreuses personnes s’affairent autour des petits avions pour les nettoyer. skeleton coast

Nous sommes 5 par appareil et au moins 4 ou 5 avions à décoller en même temps pour une durée de 2h20. Nous allons plein est survoler la Kuiseb river et ses canyons avant de filer plein sud vers les dunes de Sossusvlei, puis remonter le long de la côte atlantique pour admirer le spectacle des dunes qui plongent dans les vagues et apercevoir quelques-unes des épaves échouées sur cette fameuse Skeleton Coast. C’est sossusvleitout juste grandiose de survoler ce paysage dunaire que nous avons foulé quelques jours plus tôt: les dunes d’Homeb, mais surtout la dune Big Daddy et Dead Vlei. Un régal pour les yeux. Le pilote essaye d’être au plus proche et n’hésite pas à faire tanguer l’avion pour que chacun puisse voir. C’est un peu étourdi, mais les yeux éblouis que nous rejoignons nos amis à l’hôtel. Pendant ce temps, Patrick, Philippe et Guy sont allés à la Kristall Galerie de Swakopmund, musée où de très beaux minéraux sont exposés. Il y a également de belles boutiques qui vendent bijoux et objets en pierre. Ce soir nous allons manger au restaurant Ocean Cellar, restau de poisson en bordure de mer.

 

Cape Cross, que d’eau tarie!

J9: Skeleton Coast, Cape Cross et sa colonie d’otaries, Palmwag camp

Au lever, il bruine de nouveau, quelle ville! Nous sommes donc contents de quitter Swakopmund et son voile de brume. Nous prenons la piste C34 qui longe l’océan jusqu’à Torra Bay, soit 300km. Cette piste est d’une monotonie à s’endormir. Nous apercevons quelques pêcheurs qui accrochent leur canne à pêche sur la calandre avant du 4×4. Ça, c’est du sport! skeleton coast suiderkusNous faisons un premier arrêt pour voir un des nombreux bateaux échoués sur cette fameuse Skeleton Coast, le Suiderkus, chalutier du Cap, dont la carcasse accrochée aux récifs sert de perchoirs aux cormorans depuis son naufrage lors de sa première sortie en 1976. Nous continuons jusqu’à Cape Cross pour aller voir la très grande réserve d’otaries à fourrure, de 80 000 à 100 000 spécimens.

Cape CrossQuelle odeur et quel bruit, c’est impressionnant!  Nous assistons à des bagarres, des caresses, des tétées, mais surtout des siestes, entassés les uns sur les autres ou allongés sur des rochers. Beau spectacle, mais c’est dommage, car il fait toujours aussi gris. Le soleil ne fait son apparition que vers 12h. C’est toujours aussi monotone et chacun somnole, il n’y a même pas d’animaux pour nous tenir en alerte! Le paysage devient plus sympathique, dunes et montagnes tabulaires rouges, mais c’est tout de même long. Vers 14h, arrêt le long de la piste pour le pique-nique. Cela fait du bien de se détendre un peu. Patrick fait le tour du véhicule. Un des pneus paraît un peu plat, il est en fait crevé. Le cric hydraulique est sorti, mis sous la caisse, mais le sol est tellement meuble, que lorsqu’il retire la roue, le cric s’enfonce et le véhicule avec… Heureusement, la solidarité du désert joue. Un autre 4×4 s’arrête et nous propose son aide, des touristes espagnols. Cela prend un peu de temps, mais vers 15h30, nous voilà repartis, l’estomac plein et la roue changée. Paulus, très observateur, repère un rhinocéros au loin. Il est vraiment très loin, seules les jumelles nous permettent de l’identifier. piste skeleton coast

Un incident n’arrive jamais seul, Patrick s’arrête à nouveau, car une roue de la remorque semble bloquée. C’est la barre de suspension qui s’est déplacée et les 2 roues de la remorque ne sont plus en face. Patrick se glisse sous la remorque, inspecte, dévisse, met une pierre pour bloquer la roue puis recule avec le véhicule pour faire revenir la barre en place. Après quelques essais et erreurs, cela semble OK, les vis sont remises et nous voilà repartis, mais pas pour longtemps… Jamais 2 sans 3, nous avons parcouru 5km et le même problème se reproduit. namibie girafeCet arrêt forcé va nous permettre d’aller voir la girafe que nous avions repérée quelques centaines de mètres avant. Nous arrivons à nous approcher à une dizaine de mètres, c’est sympa, belles photos avec la montagne rouge derrière. À notre retour au véhicule, Patrick et Paulus ont réparé à nouveau, mais pour combien de temps?

Nous passons un village, puis prenons la direction de Palmwag camp site, situé à 1000m d’altitude. Les tentes sont sorties, mais le sac de piquets et arceaux de la tente n°9 n’est pas là. C’est la nôtre ! Après vérification de tous les sacs et de la remorque, pas de piquets… Patrick craint de les avoir laissés à Swakopmund quand ils ont nettoyé le véhicule. Nous nous mettons sous un arbre bas et avec différentes sangles et ficelles nous accrochons la tente aux branches. Ma foi, ce n’est pas trop mal! Au moment où nous terminons, Paulus sort le sac de piquets n° 9 d’on ne sait où!!! Nous allons dormir comme cela, demain il fera jour pour défaire la toile d’araignée! Avant le lever de la lune, il y a un très beau ciel étoilé. Nous tentons de découvrir de nouvelles constellations. Des hyènes crient au loin. Ambiance!

 

Bienvenue dans le Damaraland

J10: Camp de Khowarib, gorges de Khowarib

Nous profitons d’un lodge tout proche où il est possible de faire réparer la remorque et le pneu. Le temps de cette réparation, Patrick nous propose de faire une rando d’1h30 sur un sentier aménagé par le lodge. Un panneau indique de ne pas s’aventurer seul, car il peut y avoir des éléphants et des lions. Pas de chance, ou de la chance peut-êtpachypodiumre, nous n’en verrons que dans nos rêves! Une fois la remorque réparée, nous repartons pour 3h de piste en direction du Damaraland. Des girafes et des zèbres nous honorent de leur présence. Il y a de nombreux Pachypodiums léalii encore appelés «arbres-bouteilles» de par leur tronc arrondi. Le paysage devient moins désertique, il y a de nombreux petits arbustes et des villages éparpillés. Nous faisons un arrêt à un bar épicerie. Quelques bières fraîches seront les bienvenues ce soir. 2km plus loin, nous rejoignons le camp de Khowarib. En contre-bas, coule la rivière Hoanib. C’est très surprenant de voir cette belle oasis avec des palmiers après tant de déserts. Cet emplacement est superbe et le camp très bien aménagé. Après la sieste et/ou la lecture, nous descendons au bord de la rivière Hoanib que nous allons longer pour entrer dans les gorges Khowarib où des colonies de babouins ont élu domicile. Certains se bagarrent, mais le gros mâle rappelle ses troupes et remet de l’ordre. Hoanib

Au bout d’un moment, la rivière se tarit, ce qui permet de la traverser pour rejoindre l’autre rive. Il y a là un très bel acacia plusieurs fois centenaire. Suivent quelques arbustes, mi-végétaux mi-animaux, avec leurs racines sorties de terre ressemblant à des mandibules. Après une bonne douche, les bières fraîches en apéro et toujours un bon plat préparé par Paulus, nous observons à nouveau le ciel et ses myriades d’étoiles et de constellations. Celles du Scorpion, du Sagittaire et du Capricorne n’ont plus aucun secret pour nous. Alors que la lune se lève vers 21h, nous, nous allons nous coucher. Il fait très chaud ce soir.

 

À la rencontre des éléphants du désert

J11: Sesfontaine, rivière Hoanib

femme hereroNous partons en direction du village de Sesfontaine, grosse bourgade où vivent de nombreux hereros dont les femmes portent encore la tenue traditionnelle des colons néerlandais, à savoir leur grande robe victorienne qui compte jusqu’à sept jupons et leur chapeau en forme de corne. Je tente quelques photos de loin, car ce n’est pas vraiment apprécié. Les cases longent la piste et les femmes font la cuisine sur le feu et dans la poussière soulevée par les véhicules! Après avoir fait les réserves d’eau, mais pas de diésel, car il n’y en a plus, nous quittons Sesfontaine et remontons le lit de la rivière Hoanib, à sec pratiquement toute l’année. On y trouve des acacias et autres arbustes, nourriture de différentes espèces animales telles que springboks, oryx, girafes et les fameux éléphants du désert. Nous rentrons dans une «Conservancy», réserve communautaire et nous allons suivre le lit de la rivière Hoanib sur une soixantaine de kilomètres. Les babouins nous attendent à l’entrée puis, Philippe repère les fesses d’un éléphant au loin, Patrick nous affirme que l’on en verra beaucoup plus proches. Deux girafes passent leur chemin… les gardes à l’entrée ont repéré un lion hier soir. Après nous être acquittés de la taxe d’entrée, nous roulons sur plusieurs kilomètres sans voir aucun animal. hoanib girafe

Puis, ce sont 3 girafes qui s’approchent d’un point d’eau. À notre vue, elles hésitent, s’en approchent encore un peu, puis finalement s’en éloignent sans avoir bu. Nous ne les dérangeons pas plus et reprenons notre chemin ou plutôt notre piste très sablonneuse dans le lit de la rivière Hoanib. Nous apercevons un éléphant seul sous un arbre.

elephant du desertPlus loin nous croisons trois autres éléphants, puis deux qui sont couchés et semblent apprécier de se rouler dans la terre. Nous ne savons plus où donner de la tête. C’est superbe d’observer et photographier les éléphants du désert dans leur cadre naturel avec les dunes en arrière-plan. Patrick surveille leur réaction, car ils pourraient charger le véhicule s’ils se sentent en danger. Deux girafes les accompagnent. Nous arrivons au bout du lit de la rivière Hoanib et à notre campement du bout du monde. Nous croisons deux 4×4 qui s’en vont à notre arrivée. La plupart des touristes font la sortie dans la journée et reviennent à leur lodge le soir. Quel bel endroit pour planter nos tentes, à 350m d’altitude, entourés de beaux blocs de granit et de sable!

hoanibVers 16h, il fait encore chaud, mais nous partons faire notre rando au coucher de soleil. Nous contournons le rocher au pied duquel le campement est installé, grimpons quelque peu et découvrons un beau plateau désertique où nos ombres s’allongent. Nous redescendons pour monter sur la colline en face du campement pour assister au coucher de soleil. Philippe scrute l’horizon à la jumelle et repère un bel éléphant en plein milieu de la plaine de sable. Il avance très lentement, tranquille dans son élément. Nous descendons en même temps que le soleil. Après le repas, nous observons une nouvelle fois le ciel étoilé, espérant voir les étoiles filantes, mais en vain. Ce soir, nous n’attendrons pas que la lune se lève vers 22h, car ce serait trop tard pour nous!!!

 

 

Éléphants, springboks, autruches…une vraie arche de Noë!

J12: Rivière Hoanib, retour à Sesfontaine

hoanib campAu lever ce matin, l’air est humide et il fait plus frais. C’est vrai qu’il est 6h lorsque nous déjeunons. Il nous faut revenir sur nos pas jusqu’à Sesfontaine par le lit de la rivière Hoanib.  Cela sera l’occasion d’observer les animaux avec une belle lumière matinale. Avant de partir, nous admirons le lever de soleil sur le désert. Dès le départ, nous rencontrons des pangolins, oiseaux ressemblants à des pigeons, mais de couleur brune avec des petits points blancs, puis des springboks prenant le soleil, un steenbok, petite antilope, un éléphant seul et juste après des mères avec des petits. Les éléphanteaux insouciants jouent tandis que leurs mères suivent de près. La différence de taille est impressionnante. Il faut être très prudent pour ne pas les déranger et Patrick est prêt à partir si les éléphanteaux s’approchent trop près, car les mères chargeraient. autruche

Un peu plus loin, on croise un camion aménagé et les gens dehors prenant leur petit déjeuner ; ils ont passé la nuit dans le lit de la rivière Hoanib alors que c’est formellement interdit. C’est dangereux notamment à cause des éléphants. Nous passons au niveau du point d’eau, mais là pas d’animaux. Puis nous dénichons trois autruches qui partent en courant. Elles courent à côté du 4×4 qui roule à 60km/h! Nous rejoignons Sesfontaine et faisons le plein de diésel qui a été livré entre-temps.

La suite du voyage...

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